Ce que ces démonstrations montrent, et ce qu’elles ne tranchent jamais
Chaque démonstration se règle et se relance sur cet appareil, sans service d’intelligence artificielle et sans connexion une fois la page ouverte. Une graine visible rend chaque résultat reproductible, et une méthode écrite dit exactement ce que la démonstration calcule.
Cette page réunit 7 démonstrations, une par mécanisme du cours. Chacune se règle, se relance, et rend un résultat tout de suite : aucune n’attend un serveur, aucune ne demande de compte.
Les démonstrations
Les mots en morceaux
Un algorithme qui fusionne les paires de caractères les plus fréquentes jusqu’à obtenir un vocabulaire, appliqué en direct à une phrase et comparé entre plusieurs langues.
OuvrirLe prochain mot
Voir, réglage par réglage, un modèle calculer une distribution de probabilité sur le mot suivant, puis tirer dedans.
OuvrirPourquoi il invente
Poser au même modèle une amorce du corpus puis une amorce absente, et voir que rien dans sa réponse ne signale laquelle, sauf le compte qu’il ne montre jamais.
OuvrirD’où viennent les biais
Une démonstration où vous déformez la composition d’un corpus et voyez le modèle rendre la déformation au chiffre près, plus ce que l’absence d’une donnée rend impossible.
OuvrirUne image fabriquée
Une démonstration qui fabrique deux images, révèle dans leur spectre la trace régulière du suréchantillonnage, puis la fait disparaître sous le bruit.
OuvrirUne voix fabriquée
Un son de parole fabriqué deux fois, grossièrement puis avec soin, pour comparer ce que l’oreille perçoit et ce que révèle son spectre, et jusqu’où un peu de bruit ordinaire l’efface.
OuvrirLes filigranes
Un filigrane à liste verte posé sur un texte, un message caché dans les pixels d’une image puis détruit devant vous : deux mécanismes de marquage, et leur différence avec une provenance déclarée.
OuvrirPourquoi tout tourne sur cet appareil, et pourquoi ce n’est pas une limite
Aucune démonstration de cette page n’appelle un service d’intelligence artificielle. Aucune clé, aucun compte créé en coulisse, aucun octet qui sort une fois la page chargée. C’est un choix pédagogique, pas un renoncement technique.
La bannière de confiance, en tête de cette page, propose déjà ce geste : ouvrez l’onglet Réseau de votre navigateur, manipulez n’importe quelle démonstration plus haut, et regardez. Aucune requête ne part.
Un modèle jouet, ici
Le corpus tient sur la page. La table de comptes se lit en entier. La formule qui transforme un compte en probabilité s’écrit en une ligne, et se refait à la main. Ce qu’une démonstration rend se déduit du réglage : rien n’y reste mystérieux.
Un service en ligne, ailleurs
Le corpus est fermé, les paramètres se comptent en milliards, et aucune formule ne s’affiche à côté de la réponse. Voir une fois un mécanisme entier apprend à se méfier à bon escient de ce qu’une boîte noire ne montre jamais.
Une graine visible, un résultat qui ne change pas
Chaque démonstration tire dans le hasard, mais jamais dans le hasard opaque de l’appareil qui l’ouvre. Le tirage part d’une graine : un mot ou un nombre, affiché en clair, modifiable par vous. Deux personnes qui saisissent la même graine obtiennent exactement le même résultat, sur deux appareils différents.
C’est ce qui rend une démonstration citable en classe et reproductible dans un devoir. Un résultat qu’on ne peut pas rejouer à l’identique ne se vérifie pas, et ne se corrige pas non plus.
Ce qu’aucune de ces démonstrations ne prétend faire
Chaque démonstration montre un mécanisme et nomme ses limites. Aucune ne va plus loin.
- Trancher si un contenu précis, apporté par vous, est fabriqué ou non.
- Détecter quoi que ce soit : chaque démonstration connaît déjà la réponse qu’elle met en scène, elle ne devine rien.
- Noter ou classer une production, une copie ou une personne.
- Mesurer une probabilité qu’un contenu donné ait été fabriqué par une machine.
Ce qu’il faut pour s’en servir
Un navigateur
Rien à installer. Chaque démonstration tourne dans la page, avec ce que le navigateur fournit déjà.
Pas de compte
Aucune inscription, aucun mot de passe. Rien n’identifie qui manipule la démonstration.
Pas de connexion, une fois la page ouverte
La page chargée, tout se calcule sur l’appareil. Une salle sans réseau ou un avion suffisent.
Chaque démonstration porte aussi sa méthode, écrite en clair et suivable à la main, sur papier : le calcul qu’elle fait, étape par étape, jusqu’au résultat. C’est ce qui permet de la reprendre en classe sans écran, ou quand JavaScript manque.
Pour aller plus loin
Le cours complet, dans son ordre, se lit à la page comprendre. Pour préparer une séance autour de ces démonstrations, le parcours pour enseigner propose un ordre et une séance prête à reprendre. Pour copier, traduire ou imprimer une démonstration, la licence dit à quelle condition.